Chaudières individuelles à condensation ou
à Très Haute Performance Énergétique (THPE)

Solution la plus compétitive pour respecter la réglementation thermique de 2012, la chaudière individuelle à condensation se positionne comme la solution de référence pour la production de chauffage et d’eau chaude sanitaire des logements neufs.

Chauffage

Maison individuelle

Logement collectif

Eau chaude sanitaire

Principe de fonctionnement

La chaudière gaz à condensation reprend le même principe de fonctionnement qu’une chaudière traditionnelle, et permet en plus d’optimiser la récupération de la chaleur contenue dans les produits de combustion, tirant ainsi profit de toute l’énergie libérée lors de la combustion du gaz.

Dans une chaudière classique, le circuit d’eau du chauffage central est réchauffé uniquement grâce à la combustion du gaz naturel. L'installation d'une chaudière gaz à condensation permet de récupérer en plus l’énergie contenue dans les fumées. Ces fumées contiennent de la vapeur d’eau qui libère de la chaleur en se condensant. En récupérant cette chaleur (dite chaleur latente), la chaudière à condensation bénéficie d’un surplus d’énergie (environ 11% PCI – Pouvoir Calorifique inférieur) et consomme moins d’énergie que les chaudières traditionnelles.

Étapes de fonctionnement de la chaudière à condensation individuelle

La chaudière à condensation individuelle au gaz naturel sert des rendements sur le PCI supérieurs à 100 %, de telle sorte que la combustion d’1 m³ de gaz naturel fournit environ :

• 10 kWh de chaleur, dont 9,7 sont transmis à l’eau de chauffage
• 1 kWh de chaleur latente de condensation sous forme de vapeur, dont 0,7 peuvent être transmis à l’eau de chauffage selon la température de l'eau de retour.

Avec le gaz naturel comme combustible, la température de retour de l’eau de chauffage doit être inférieure à 55°C pour que la condensation de la vapeur d’eau intervienne ; plus cette température sera basse, plus le rendement de la chaudière sera élevé. Ainsi, l'installation d'une chaudière à condensation permet de faire des économies de gaz naturel d’environ 15 % à 20 % en moyenne par rapport à une chaudière classique neuve, et jusqu’à 30 % par rapport à une chaudière de plus de 15 ans.

Étape 1

le circuit d’eau est réchauffé par les produits de combustion du gaz naturel. La combustion émet des fumées à haute température et contenant de la vapeur d’eau (160 g/kWh environ).

Étape 2

l’eau chaude produite est distribuée aux émetteurs de chauffage (radiateurs par exemple) via le circuit de chauffage. Le circulateur intégré à la chaudière permet la circulation de l’eau dans le circuit.

Étape 3

les produits de combustion transfèrent la chaleur à l’eau de retour du circuit de chauffage qui revient dans le condenseur. Au cours de ce processus, et fonction de la température de retour d'eau, toute ou partie de la vapeur d’eau contenue dans les fumées se condense, occasionnant un transfert de chaleur au profit de l’eau de chauffage (chaleur latente de condensation).

Étape 4

les condensats au pH acide (3 < pH < 5) résultant de la condensation sont évacués vers le réseau d’eaux usées.

Types de chaudière à condensation individuelles

Les chaudières à condensation gaz individuelles peuvent se présenter sous deux types :

• Les chaudières murales : compactes, elles permettent de libérer de l’espace au sol.
• Les chaudières au sol : elles sont recommandées pour les logements dotés d’un sous-sol ou d’un garage et où les besoins sanitaires sont importants (ballon tampon) et donc les parois ne permettent pas l’installation d’une chaudière murale, ou encore si le conduit de fumée est éloigné de toutes les parois.

Selon les modèles, elles peuvent permettre la production de :

• Chauffage seul
• Chauffage et Eau Chaude Sanitaire

Il existe une grande diversité de fabricants et de modèles de chaudières individuelles. Les nombreuses évolutions et nouvelles fonctionnalités font de la chaudière à condensation la référence pour aujourd’hui et pour demain.

Tous les types d’émetteurs de chaleur sont compatibles avec la plupart des modèles de chaudières à condensation individuelles : les radiateurs, les planchers chauffants, les plafonds chauffants, les plinthes chauffantes, vecteur air ou encore les ventilo-convecteurs.

Recours à la chaudière à condensation en neuf comme en rénovation

La directive européenne Eco-Conception du 26 septembre 2015 (règlement européen 813/2013 portant application de la directive 2009/125/CE), définit des critères minimum de rendement énergétique et des limites maximales d’émissions polluantes et acoustiques. Elle stipule que seules les chaudières au rendement saisonnier égal ou supérieur à 86 % sur PCS sont autorisées à la vente sur le marché ; au regard des performances des produits disponibles sur le marché, la directive ErP impose indirectement la vente de chaudières à condensation en rénovation bien qu’une exception sur les produits de type B1 existe pour les logements collectifs.

Par ailleurs, seules les chaudières à condensation sont éligibles à des aides financières (CITE, CEE, Eco-PTZ, ma prime renov’ et aides de l'Anah sous conditions de ressources).

Production d'eau chaude sanitaire

La production d’Eau Chaude Sanitaire peut se faire de trois manières, en fonction de la taille du logement :

• Production instantanée plutôt compatibles pour les petits logements (taille inférieure à 90 m²) ne comportant qu’une salle de bain.
• Production par micro-accumulation avec un micro-ballon d’eau chaude sanitaire (environ 3 litres) directement intégré dans le casing de la chaudière, permettant de limiter le temps d’attente de l’eau chaude sanitaire. Cet appareil est aussi compatible avec les petits logements (surface inférieure à 90 m²) ne comportant qu’une salle de bain.
• Production accumulée grâce à un ballon sanitaire intégré ou séparé de la chaudière. Il permet de produire de l’eau chaude sanitaire en très grande quantité pour les besoins importants (logements comportant plusieurs salles de bains).

L'évacuation des produits de combustion (EVAPDC)

Il existe plusieurs modes d’évacuation des produits de combustion liés au fonctionnement de la chaudière, à déterminer en fonction du type d’habitation.

Évacuation des produits de combustion en construction neuve

• La ventouse verticale et horizontale
• Le conduit collectif 3CEp

Évacuation des produits de combustion en rénovation

Afin de permettre le remplacement du générateur existant par une chaudière à condensation, il est nécessaire d’effectuer un diagnostic spécifique pour l’installation et d’adapter la solution technique en fonction des conclusions de ce dernier.

Choisissez la chaudière intuitive et connectée

Chaudière + régulation = étiquette A+

L’ensemble des chaudières à condensation sont étiquetées A au sens de la directive Labelling. L’installation de systèmes de régulation tels qu’un thermostat d’ambiance et une sonde de température extérieure permettent d’atteindre des rendements saisonniers ≥ 98 % PCS.

Cette amélioration de la performance permet à la chaudière à condensation complétée par une régulation (thermostat d’ambiance + sonde extérieure) d’atteindre le label A+ selon la Directive Labelling.

Pilotage et programmation de la chaudière à condensation individuelle

Les systèmes de pilotage et de programmation de chauffage connectés se généralisent pour adapter l’usage aux modes de vie des occupants. Le thermostat connecté est l’une des innovations majeures de ces dernières années.

Relié à la chaudière ou directement intégré, le thermostat connecté offre de nouveaux usages à l’utilisateur :

• L’action et la programmation à distance voire l’apprentissage des habitudes
• La visualisation des consommations en temps réel ou quasi-réel
• La relance optimisée par l’intégration de l’inertie thermique
• La gestion de la loi d’eau par sonde extérieure virtuelle Les thermostats connectés existent en version monozone ou multizone.

L’une des innovations des dernières années est la chaudière connectée. Elle permet, à ce jour, de pouvoir réaliser des diagnostics à distance en fonction des erreurs transmises par l’appareil. Cette fonction permet de focaliser plus facilement sur l’élément qui dysfonctionne et donc de prévoir la pièce pour l’intervention.

Une évolution en cours est la maintenance prédictive, Cette option permet de pouvoir organiser la maintenance afin de remplacer les pièces avant que celles-ci ne tombent en panne. Elle permet ainsi de limiter au maximum les pannes des chaudières.

En rénovation, ils sont éligibles aux Certificats d’Economies d’Energie (CEE) et au Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique de 30 % (CITE).

De nouvelles chaudières plus "design" et silencieuses

Afin de faciliter son intégration dans le logement et mieux répondre aux attentes de l’usager, les nouveaux modèles de chaudières à condensation individuelle combinent désormais performance et design. Plus élégantes et compactes, elles s’intègrent en effet avec élégance ou discrétion dans les différents environnements des logements, en rénovation comme dans le neuf.

Les fabricants ont su par ailleurs s’adapter aux logements modernes grâces à diverses techniques :

• Adaptation des dimensions des chaudières pour qu’elles s’intègrent dans un meuble de cuisine ou de salle de bain
• Réduction de la taille des appareils et allègement pour les rendre plus compacts afin qu’ils s’adaptent aux petits espaces et qu’ils puissent être manipulés par un seul installateur.
• Esthétisme des façades des appareils pour les apparenter à un produit électroménager
• Intégration de matériaux plus nobles tels que le verre ou des matériaux recyclés dans le but d’améliorer le Profil Environnement Produit associé notamment.
• Faible sonorité (bruit émis proche de celui d’un réfrigérateur neuf)

Maintenance de la chaudière à condensation individuelle

Entretenir sa chaudière à condensation permet de pérenniser les performances initiales de celle-ci et d’allonger la durée de vie de l’équipement. Depuis 2009, il est obligatoire de faire réaliser un entretien annuel par un professionnel de toute chaudière dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kW. Les différents fabricants recommandent donc de mettre en place un contrat de maintenance/d’inspection avec une entreprise agréée.

L’entretien doit comporter à minima les opérations telles qu’elles sont décrites au 3.1 de la norme NF X50-010 relatives au contrat d’abonnement pour l’entretien des chaudières à usage domestique utilisant les combustibles gazeux. Le respect de l’article 3.1. de la norme NF X 50-010 (exceptée pour ce qui concerne la mesure du taux de monoxyde de carbone), citée à l’annexe 1 de l’arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kW, donne présomption de conformité aux dispositions réglementaires applicables.

La visite du prestataire d'entretien doit comporter les opérations et prestations suivantes :
Nettoyage du corps de chauffe, du brûleur, de la veilleuse, de l’extracteur (si incorporé dans l’appareil)
Vérification du circulateur (si incorporé dans l’appareil)
Vérification et réglage des organes de régulation (si incorporés dans l’appareil)
Vérification des dispositifs de sécurité de l’appareil
Vérification de l’état, de la nature et de la géométrie du conduit de raccordement
Dans le cas d’une chaudière raccordée à une VMC gaz
Vérification fonctionnelle de la sécurité individuelle équipant ladite chaudière 2)
Nettoyage du conduit de raccordement
Vérification des débits de gaz et réglage éventuel, si cette procédure est bien prévue par le fabricant
Pour les chaudières avec ballon à accumulation, vérification des anodes ainsi que des accessoires fournis par le constructeur et suivant les prescriptions de celui-ci
Dans le cas d’une chaudière équipée de brûleurs à air soufflé
Mesure de la température des fumées
Mesure de la teneur en dioxyde de carbone (CO2) ou en oxygène (O2) dans les fumées
Dans le cas d’une chaudière à circuit de combustion non étanche (type B) :
Mesure, une fois les opérations de réglage et d’entretien de l’appareil réalisées, de la teneur en monoxyde de carbone (CO)
Vérification que la teneur en monoxyde de carbone mesurée est inférieure à 50 ppm
La main-d’œuvre nécessaire au remplacement des pièces défectueuses, sauf celle prévue au 3.4 de la norme NF X 50-010
La fourniture des joints des raccords mécaniques dont le changement est rendu nécessaire du fait des opérations d’entretien, à l’exclusion des autres pièces
Vérification de l’état, de la nature et de la géométrie du conduit de raccordement de l’appareil