Le gaz naturel… une énergie qui ne manque pas de ressources!

Disponibilité dans la durée, diversité et sécurité d’approvisionnement, maillage du territoire, association avec les énergies renouvelables… et demain renouvelable lui-même avec le biométhane et les gaz « verts », le gaz naturel s’inscrit résolument dans la transition énergétique du XXIe siècle.

Des réserves abondantes

Les réserves de gaz naturel sont réparties sur l’ensemble de la planète ; Europe, Eurasie et Moyen-Orient en détenant la plus grande part. Si la demande de gaz naturel est en augmentation, les réserves prouvées ont progressé de plus de 50 % en 20 ans. Elles atteignent environ 60 ans au rythme de production actuel, ce chiffre étant relativement stable depuis plusieurs décennies compte tenu des nouvelles découvertes effectuées chaque année.

On estime qu’une majeure partie du gaz naturel, conventionnel ou non, reste encore à découvrir. Au global, selon les données disponibles, les ressources cumulées estimées à long terme dépasseraient 230 années au rythme de production actuel.

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Des sources d’approvisionnement diversifiées

Avec l’arrêt de production du gisement de Lacq, en 2013, la France ne compte plus de source d’approvisionnement significative à l’intérieur de ses frontières. Le gaz naturel est donc importé.

Afin de réduire sa dépendance aux pays exportateurs, la France a développé une stratégie d’approvisionnement basée notamment sur la diversification des sources.

En 2013, la Norvège reste largement en tête des principaux fournisseurs. Avec le gaz en provenance des PaysBas, c’est au total 50 % du total des entrées brutes de gaz en France ainsi approvisionnés.

La diversification se fait également par le type de contrats passés avec les pays exportateurs : en 2013, près de 85 % sont des contrats de moyen et long terme qui garantissent l’approvisionnement sur la durée.

Des infrastructures invisibles mais bien présentes pour une disponibilité permanente

Le gaz naturel arrive en France par voie gazeuse (à hauteur d’environ 80 %) par le biais de sept points d’interconnection frontaliers, et sous forme liquéfiée dans un des trois terminaux méthaniers où il est regazéifié avant d’être injecté dans le réseau de transport desservant la France avec plus de 30000 km de gazoduc. Cette diversité des voies d’acheminement contribue à la sécurité d’approvisionnement du pays.

Les consommations de gaz naturel étant saisonnières tandis que les approvisionnements sont relativement stables tout au long de l’année, des réservoirs souterrains – une quinzaine en France – permettent de stocker pendant l’été les excédents de gaz qui seront prélevés pendant l’hiver. Cette capacité de stockage, essentielle pour réconcilier l’offre et la demande, permet de répondre aux besoins avec une grande flexibilité et une sécurité accrue face à d’éventuels risques de rupture d’approvisionnement.

Hormis le cas de certaines grandes industries directement raccordées sur le réseau de transport haute pression, l’essentiel des collectivités et bâtiments est desservie par le réseau de distribution de gaz naturel. Celui-ci, d’une longueur totale de près de 200 000 km, achemine le gaz naturel en toute discrétion auprès des 11 millions d’utilisateurs dans les 9500 communes raccordées.

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Le gaz naturel, vecteur de la transition énergétique vers les gaz verts et les énergies renouvelables

Après le gaz manufacturé aux XIXe et XXe siècles et le gaz naturel, généralisé depuis les années 1960, le gaz distribué en réseau est en passe de vivre une 3e révolution au XIXe siècle avec l’avènement progressif des gaz « verts ». À commencer par le biogaz qui est déjà une réalité. Issu de la méthanisation des déchets bio-dégradables, le biométhane peut aujourd’hui être utilisé localement près de son lieu de production ou être injecté dans le réseau de gaz naturel après traitement.

D’autres sources de gaz renouvelable, encore en développement présentent un potentiel intéressant : gazéification de la biomasse, valorisation des micro-algues, hydrogène issu de la transformation d’excédents d’électricité renouvelable…

Plusieurs scénarios dont ceux de l’Ademe et de GrDF prévoient dans les décennies à venir un important développement de ces gaz « verts » qui pourraient devenir majoritaires dans le gaz distribué en France.

Élaboré dans le cadre du Débat National sur la Transition Énergétique, le scé- nario de GrDF permet de répondre à l’engagement de la France d’une division par quatre de ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.

Il s’appuie sur une meilleure maîtrise de l’énergie et une diversification des ressources primaires.

De plus en plus interconnecté, le réseau de distribution évolue pour intégrer la production de gaz vert et permet le développement de solutions efficaces mixant gaz et énergies renouvelables dans tous les secteurs (résidentiel, tertiaire, industrie, transport…) et de nouvelles filières (bioGNV, gazéificationv). Le vecteur gaz apparaît ainsi comme une clé de la transition énergétique.